
Le gouvernement français passe à la vitesse supérieure pour reprendre le contrôle de ses outils numériques. Depuis le mois d’avril 2026, l’État a lancé un grand plan pour remplacer Windows par Linux sur les ordinateurs des fonctionnaires. L’objectif est clair : moins dépendre des géants américains comme Microsoft et protéger les données publiques.
Cette migration commence déjà dans plusieurs ministères. La DINUM (qui pilote le numérique de l’État) a demandé à chaque ministère de préparer son plan de passage à Linux d’ici l’automne 2026. À terme, ce sont des centaines de milliers de postes de travail qui pourraient basculer. En parallèle, l’État abandonne progressivement Microsoft Teams et Zoom au profit de Visio, l’outil français de visioconférence, et de Tchap, la messagerie sécurisée made in France.
Pourquoi ce changement ? Le gouvernement veut éviter les risques liés aux lois américaines qui permettent aux États-Unis d’accéder aux données, même en Europe. Il souhaite aussi maîtriser mieux ses coûts et garantir une meilleure sécurité. La Gendarmerie nationale utilise déjà Linux avec succès sur plus de 100 000 ordinateurs depuis plusieurs années, ce qui prouve que c’est tout à fait possible.
Cette stratégie fait partie d’un mouvement plus large appelé « La Suite Numérique » française. L’idée est de privilégier des solutions européennes et françaises pour les outils importants du quotidien de l’administration.
Un vrai tournant est en cours. Si tout se passe comme prévu, la France pourrait devenir l’un des pays les plus avancés en matière de souveraineté numérique en Europe. Les premiers résultats concrets sont attendus fin 2026 et début 2027.






