Google commence à restreindre l’installation manuelle d’applications extérieures au Play Store. Initialement prévue pour 2027, la procédure baptisée « Advanced Flow » est entrée en vigueur dans quatre pays tests : le Brésil, l’Indonésie, Singapour et la Thaïlande. Tout appareil tournant sous Android 7 ou une version plus récente y impose désormais des barrières supplémentaires dès qu’un utilisateur tente d’installer un fichier APK provenant d’un développeur non vérifié.
Le dispositif ne bloque pas totalement le sideloading, mais complique son exécution pour freiner les fraudes et les chevaux de Troie bancaires. Pour autoriser une source inconnue, le propriétaire du smartphone doit activer une option spécifique dans les réglages développeur, valider son identité et respecter un délai d’attente obligatoire de 24 heures avant que le paquet ne puisse être exécuté. L’autorisation peut être accordée de façon temporaire ou permanente, jusqu’à la prochaine réinitialisation d’usine du téléphone.
Les boutiques d’applications officielles des constructeurs partenaires échappent en revanche à ce parcours contraignant. Les magasins de Samsung, Xiaomi, OPPO, Honor, vivo ou Transsion conservent leur statut de canaux de distribution approuvés. Cette distinction place les développeurs indépendants et les plateformes alternatives non partenaires face à une contrainte technique directe, leurs fichiers nécessitant ce temps de latence de 24 heures chez l’utilisateur.
Cette phase pilote sert de banc d’essai avant un déploiement plus large prévu sur d’autres marchés. Pour les utilisateurs situés hors de ces quatre territoires, le fonctionnement habituel d’Android reste inchangé pour le moment.





