
Orange a débranché son réseau 2G ce mardi 20 octobre 2026 dans les 43 derniers départements métropolitains où il fonctionnait encore, dont Paris, le Nord, le Rhône et la Gironde. Cette coupure fait suite aux premières vagues menées au printemps dans le Sud-Ouest, puis à Nice fin septembre et dans 44 autres départements le 6 octobre. Seules les zones blanches réglementaires, où les opérateurs mutualisent leurs antennes, conservent ce signal jusqu’au 15 décembre.
L’arrêt de cette technologie permet à l’opérateur de récupérer 5 MHz de fréquences pour renforcer ses réseaux 4G et 5G. Ce basculement corrige aussi les failles de chiffrement des anciennes normes et réduit la facture électrique : d’après la Fédération française des télécoms, transférer un gigaoctet de données en 2G consomme jusqu’à 500 fois plus d’énergie qu’en 5G.
Cette coupure rend muets les téléphones uniquement compatibles 2G chez Orange ainsi que chez Free Mobile, qui utilisait ce réseau en itinérance. Ces appareils ne peuvent plus émettre d’appels ni de SMS, y compris vers les numéros d’urgence. Fin juin, l’ARCEP recensait encore 1,7 million d’équipements exclusivement 2G en circulation, incluant de nombreux boîtiers d’alerte d’ascenseur, de téléassistance et de télésurveillance.
SFR et Bouygues Telecom entameront leur propre démantèlement à la mi-novembre. Bouygues coupera d’abord le signal le 15 novembre à Brest, Guipavas, Nancy et Vandœuvre-lès-Nancy, avant de généraliser l’arrêt à toute la métropole entre le 1er et le 15 décembre. SFR suivra le même calendrier en débutant par les agglomérations très denses mi-novembre pour finir dans la première quinzaine de décembre.
La prochaine étape touchera la 3G, dont l’extinction est fixée à 2028 chez Orange et SFR, puis fin 2029 chez Bouygues Telecom. Si vous devez remplacer votre matériel d’ici là, vérifiez que le nouveau terminal prend bien en charge la 4G ainsi que la norme VoLTE, indispensable pour faire passer les appels vocaux une fois les réseaux 2G et 3G définitivement coupés.





